Le photocopieur contribue à l’impact environnemental d’une entreprise par le papier, l’énergie, les consommables et le renouvellement des équipements. Bien piloté, il peut aussi limiter les impressions superflues et faciliter la gestion numérique des documents.
La démarche la plus efficace ne consiste donc pas seulement à choisir une machine récente, mais à adapter son usage aux besoins réels. Quelques repères permettent de relier le parc d’impression aux objectifs RSE et d’identifier les actions prioritaires.
A retenir :
- Réduction de la consommation de papier grâce au recto verso automatique
- Maîtrise de la consommation énergétique par des réglages adaptés
- Durée de vie prolongée par une maintenance et des réparations accessibles
- Réduction des déchets électroniques grâce au réemploi et au recyclage
Impact environnemental du photocopieur : repérer les principaux postes
Ces leviers prennent tout leur sens lorsqu’on examine le cycle d’usage complet, plutôt que la seule consommation électrique affichée. Papier, cartouches d’encre ou toner, maintenance et remplacement des appareils pèsent également dans le bilan.
Consommation de papier, énergie et émissions de CO₂
Pour mesurer ces postes, une entreprise peut commencer par relever ses volumes d’impression et les habitudes des équipes. Le recto verso par défaut, la numérisation et la veille automatique réduisent les consommations lorsque ces options correspondent aux usages.
Poste
Impact possible
Action de gestion
Papier
Ressources mobilisées et feuilles inutilisées
Recto verso et impression ciblée
Électricité
Consommation en fonctionnement et en veille
Veille réglée selon les usages
Consommables
Matières et emballages à gérer
Suivi des rendements et reprise
Équipements
Ressources nécessaires à la fabrication
Maintenance et durée de vie prolongée
Empreinte carbone et choix d’un équipement adapté
Au-delà de l’usage quotidien, l’empreinte carbone dépend aussi de la fabrication et du renouvellement des machines. Selon l’Ange bleu, les critères DE-UZ 239 prennent en compte plusieurs dimensions environnementales, dont l’énergie, les émissions, les matériaux et la recyclabilité.
Un appareil surdimensionné ou remplacé trop tôt peut annuler une partie des gains attendus. L’examen du volume réel, de la maintenance et des pièces disponibles prépare donc une gestion plus cohérente du parc.
Photocopieur professionnel : réduire les consommations et les déchets
Une fois les principaux postes repérés, l’organisation peut agir sur les réglages et les équipements partagés. L’objectif est de limiter le gaspillage sans compliquer les tâches quotidiennes des salariés.
Réduire le papier et mieux gérer les consommables
Dans une équipe administrative, les documents imprimés pour une simple relecture peuvent souvent circuler sous forme numérique. La numérisation vers un dossier partagé, l’impression en niveaux de gris et le recto verso par défaut rendent cette évolution concrète.
Selon EPEAT, les critères associés aux équipements d’imagerie couvrent notamment des aspects de circularité et de gestion des matériaux. Pour les cartouches d’encre et toners, il faut vérifier les possibilités de reprise et distinguer le reconditionnement réel d’un consommable simplement compatible.
Réglages utiles pour limiter le gaspillage :
- Activer le recto verso comme paramètre standard pour les documents adaptés
- Réserver la couleur aux usages qui l’exigent réellement
- Numériser les documents destinés au partage ou à l’archivage numérique
- Organiser la collecte des cartouches et des pièces usagées
Durée de vie, éco-conception et déchets électroniques
Ces réglages gagnent en efficacité lorsque l’appareil reste utilisable et réparable sur la durée. Avant l’achat, l’entreprise peut vérifier la disponibilité des pièces, les modalités de maintenance et le support des pilotes.
Critère
Question à vérifier
Intérêt environnemental
Réparabilité
Les pièces courantes sont-elles remplaçables ?
Éviter un remplacement complet prématuré
Consommables
Existe-t-il une reprise clairement organisée ?
Favoriser réemploi ou recyclage adapté
Énergie
La veille et l’arrêt automatique sont-ils réglables ?
Limiter la consommation hors impression
Dimensionnement
La capacité correspond-elle aux volumes observés ?
Éviter les ressources inutilisées
Gestion du parc d’impression : intégrer le photocopieur à la RSE
La performance d’une machine dépend aussi de la façon dont elle est intégrée dans les pratiques de l’entreprise. Un audit simple transforme les constats précédents en décisions suivies et compréhensibles pour les équipes.
Suivre les usages et fixer des règles d’impression
Selon ENERGY STAR, la comparaison énergétique doit porter sur des appareils et des méthodes de mesure comparables. En complément, le suivi interne peut porter sur les volumes par service, les impressions couleur et les documents non récupérés.
Un tableau de bord n’a pas besoin d’être complexe pour guider les choix. Il aide à repérer une imprimante rarement utilisée, à ajuster son emplacement ou à remplacer plusieurs appareils individuels par un multifonction partagé.
Indicateurs utiles pour piloter le parc :
- Volumes imprimés par service et par type de document
- Part des impressions recto verso et en couleur
- Consommation de papier et fréquence des commandes
- Incidents de maintenance et consommables récupérés
Choisir des équipements selon les besoins réels
Ces indicateurs orientent ensuite le renouvellement vers des machines dimensionnées pour les usages observés. Une politique claire, accompagnée d’explications concrètes, facilite l’adoption des réglages et réduit les impressions automatiques.
Les labels environnementaux peuvent compléter cette analyse, sans remplacer l’examen du modèle et de ses consommables. La décision gagne à réunir consommation énergétique, réparabilité, fonctionnalités papier et solutions de reprise dans un même cahier des charges.
Source : Ange bleu, critères DE-UZ 239 ; EPEAT, critères Imaging Equipment ; ENERGY STAR, critères pour les équipements d’imagerie.